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Tsubaki


Namiko découvre une lettre que lui a laissé sa mère avant de mourir, lui révélant d’une part les circonstances dans lesquelles elle a survécu au bombardement de Nagasaki, et d’autre part le lourd secret qui entoure l’existence de son demi-frère jusqu’alors inconnu.
Ce récit de 120 pages composé de phrases courtes est d’une redoutable efficacité, l’intention est claire, l’écriture limpide. Avec une incroyable justesse, l’auteure livre des secrets de famille en nous immergeant dans un Japon en pleine guerre.
Il est le premier des cinq tomes du cycle du Poids des secrets composé de Tsubaki, Hamaguri, Tsubame, Wasurenagusa et Hotaru.« Après quelques jours, j’appris qu’une bombe très forte avait été lâchée sur Hiroshima. Ce n’était pas un engin incendiaire, mais quelque chose de totalement différent. Une seule bombe avait suffi à transformer la ville en un océan de flammes! »
Tsubaki
Aki Shimazaki – Acte Sud -
La République du Bonheur


« L’écriture n’est pas qu’une question superficielle de beauté ou de laideur, ce qui compte, c’est le cœur qu’on y met. De la même façon que le sang coule dans les veines, si l’écriture exprime sincèrement nos intentions, le destinataire le sent. J’en suis convaincue. »
Une fois la papeterie Tsubaki terminée, je me suis tout de suite plongée dans la République du bonheur pour retrouver Poppo, QP et Mitsurô. Hatoko est désormais mariée à Mitsurô et élève avec joie la petite QP. Nous les suivons dans la construction de leur nouvelle famille recomposée. Ils devront continuer à vivre avec leurs proches disparus sans jamais les oublier.
Une fois encore nous nous laissons porter par la délicatesse de la plume d’Ito Ogawa. Tous nos sens sont éveillés grâce aux descriptions des paysages, de la nourriture japonaise ou encore du choix des matériaux choisis par Hatoko pour écrire les missives commandées par ses clients. Nous y retrouvons également en toile de fond la thématique du deuil. La République du bonheur est une invitation au partage.
A travers ce roman, l’auteure nous livre sa recette du bonheur, chérir l’instant présent et composer le présent avec les cicatrices du passé.Et si le bonheur résidait dans les petits plaisirs quotidiens ?
« Parce que la vie, n’est pas une question de longueur, mais de qualité. Il ne s’agit pas de comparer avec le voisin pour savoir si on est heureux ou malheureux, mais d’avoir conscience de son propre bonheur. »
La République du Bonheur
Ito Ogawa – Picquier éditions -
ONIBI Carnets du Japon invisible


Cécile Brun & Olivier Pichard ont créé l’atelier Sento pour partager leur amour du Japon. L’histoire de ONIBI est née de leur séjour à Niigata en 2014.
A la recherche d’un Polaroïd, Cécile et Olivier vont finalement acheter un appareil photo bi-objectif dont les lentilles sont polies par des moines et capable de photographier les créatures surnaturelles. Au rythme de leurs rencontres, ils partiront à la recherche des Yôkai. Chaque chapitre est entrecoupé de la photographie qu’ils auront réussi à prendre. Un album empreint de magie, de poésie et d’esprits dans un Japon reculé hors des sentiers battus.
Je ne me lasserai pas de tourner les pages de ce manga encore et encore, j’ai adoré le graphisme, les couleurs sont chaudes on s’y sent bien et on a envie d’y rester !
ONIBI Carnets du Japon invisible
@ateliersento @isseki_nicho -
La papeterie Tsubaki


« L’écriture c’est le reflet d’une vie »
Hatoko reprend la papeterie que lui a légué sa grand-mère et devient, comme elle, écrivain public. Elle va ainsi écrire les courriers de ceux qui poussent sa porte pour lui demander une lettre d’amour, de rupture, de deuil et se plonger dans leur vie, leurs secrets. Avec soin pour chaque client, elle choisira les mots appropriés mais également la calligraphie, le papier, l’enveloppe, l’encre et même le timbre qui correspondent à la situation. Parallèlement, Hatoko mènera sa propre réflexion sur le deuil de sa grand-mère.
Ce roman nous plonge dans l’univers de la calligraphie, de l’amour des mots, des lettres et de tout ce qui les entourent. Être écrivain public requière l’écoute de son prochain et savoir retranscrire sur papier les émotions de ces derniers.
Avec une plume claire et poétique, Ito Ogawa nous immerge dans les traditions ancestrales du Japon au rythme des saisons, en éveillant tous nos sens.
A l’heure où la correspondance épistolaire se perd, l’auteure nous redonne le goût de l’écriture et de la papeterie soigneusement choisie.
La papeterie Tsubaki
Ito Ogawa – Picquier éditionsA découvrir avec une bonne tasse de thé vert !
« Plutôt que de chercher ce qu’on a perdu mieux vaut prendre soin de ce qui nous reste »
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Le dernier envol du papillon


Ce manga nous offre une immersion dans le quartier des plaisirs à Maruyama au XIXème siècle. Nous suivons Kicho, la plus belle des courtisanes, surnommée le serpent en référence à sa peau douce et lisse. Au fil des pages, nous découvrons le lourd secret que cache cette courtisane si appréciée de tous sauf d’un mystérieux jeune homme.
Le mangaka nous dépeint le quotidien des femmes vendues dès le plus jeune âge pour être courtisanes et devant travailler pour rembourser leurs dettes. Leur vie est rythmée par le passage d’hommes ayant parfois besoin de réconfort mais également par l’apparition de maladies liées à leur métier.
J’ai beaucoup apprécié les traits de crayon de ce one-shot historique. Les dessins des coiffures et toilettes des courtisanes sont sublimes. Néanmoins, la rapidité de l’histoire liée à la suggestion des émotions à travers les dessins font que je n’ai pas vraiment eu le temps de m’attacher aux personnages. J’en aurais voulu un peu plus
Le dernier envol du papillon
Kan Takahama – Glénat éditions -
L’été de la sorcière


« Tout comme les graines germent au printemps, tout comme elles poussent en cherchant la lumière, la nature même de l’âme est de grandir «
Mai est une petite fille pleine d’angoisses qui un jour ne souhaite plus retourner à l’école. Sa mère décide alors de l’envoyer se reposer chez sa grand-mère, une britannique venue vivre au Japon, qui lui apprendra qu’elle provient d’une famille de sorcières et initiera Mai à ce nouveau statut. Au cours de ce séjour, cette grand-mère solitaire transmettra à sa petite fille ses connaissances des plantes et lui confiera avec amour son expérience de la vie.
« Nous n’avons pas besoin d’une voix forte, nous pouvons tout à fait parler et communiquer avec une petite voix. Que ce livre chuchote ce message » (Postface, Nashiki Kaho)
En un peu moins de deux cents pages l’auteure nous dépeint avec justesse et délicatesse les relations entre grand-parents et petits-enfants en abordant des thèmes tels que l’existence de l’âme, la vie après la mort, les rêves, les intuitions, les difficultés relationnelles de l’enfance, les choix qui s’imposent à nous ou encore les regrets que l’on peut avoir. Une plume authentique que je conseille chaudement.
L’Été de la sorcière
Nashiki Kaho – Picquier éditions -
Les carnets de l’apothicaire


J’ai lu les deux premiers tomes des carnets de l’apothicaire. On suit Mao Mao 17 ans formée par un apothicaire au quartier des plaisirs. Elle devra prendre ses marques dans le quartier des femmes du palais impérial, après avoir été enlevée et vendue comme servante. Elle affrontera un nouveau monde où règne les complots en tout genre. Grâce à ses connaissances, elle deviendra très vite goûteuse des plats des favorites de l’empereur. Mao Mao devra rester sur ses gardes et se méfier des stratégies des uns et des autres dans l’espoir de retrouver sa liberté.
J’ai bien aimé suivre les aventures de Mao Mao dans ce manga historique où on découvre des personnages tous plus énigmatiques les uns que les autres tels que les préférées de l’empereur ou le très courtisé Jinshi. Ces premiers volumes soulignent la condition féminine dans un harem, les rivalités entre courtisanes de l’empereur mais également entre les servantes ainsi que les stratégies mises en œuvre pour obtenir une place plus favorable au sein de ce quartier isolé du monde extérieur.
Les carnets de l’apothicaire – Nanao Ikki – Nekokurage- Ki-oon éditions
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Mon coloc d’enfer


Je suis sortie de ma zone de confort avec ce petit shojo. Un manga bien cosy sur la vie d’une adolescente au sein d’une colocation d’adultes. On y retrouve les perpétuels questionnement qui jonchent l’adolescence, les difficultés de la colocation et bien sûr une petite romance bien compliquée à démarrer. Les personnages vont se dévoiler au fil des tomes on s’y attache. Certaines planches font sourire voir rire, on passe un bon moment …
J’ai enchaîné les 9 tomes sans m’en apercevoir et mine de rien j’attends le dixième avec impatienceMon coloc’ d’enfer – Keiko Iwashita – Pika éditions
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Maiko


Ce journal est un court récit du chemin traversé par Koyoshi pour devenir Geisha. Illustré par de jolies photographies, elle décrit l’apprentissage des arts, les parures, la vie au quartier des geishas, les fêtes…
Un texte succinct pour s’initier à l’univers des Geishas. Il ne faut pas je pense en attendre trop mais pour une première approche pourquoi pas. Il se lit facilement et un glossaire est disponible avec le vocabulaire de l’univers des geishas.
Maiko journal d’une apprentie Geisha
Koyoshi de Kyoyo – éditions Picquier -
La Chine


Coucou tout le monde ! Aujourd’hui pour le thème de #cabaneauxidees sur la Chine je vous présente un petit documentaire dans la Collection mes petites questions Atlas à partir de 7 ans.
Une question est posée à chaque double pages. Plusieurs petits paragraphes vont y répondre accompagnés de jolies illustrations très colorées.
Des questions démographiques sont abordées : est-ce le pays le plus peuplé du monde ? Qui est le président chinois? Pourquoi dit-on que c’est un état autoritaire ? Que font les élèves à l’école ? Pourquoi beaucoup d’objets sont fabriqués en Chine? Etc ..
Nous découvrons au fil des pages les animaux que l’on trouve en Chine et les endroits célèbres que l’on peut visiter. Les sujets sur le quotidien sont très bien expliqués on y retrouve leurs habitudes, leurs maisons, leurs sports et leur nourriture…
Enfin nous en apprenons plus sur les coutumes, la religion, les fêtes et même ce que représente le symbole du dragon.
Je suis complètement fan de cette collection qui aborde les sujets de façon très pragmatique tout en suscitant la curiosité des enfants.
En bonus vous trouverez une très belle carte dépliante de la Chine ainsi qu’un petit dico chinois à la fin du livre !
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Connaissez-vous cette collection ?
La Chine – Milan éditions