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La villa aux étoffes


Dans une somptueuse villa, en plein cœur de l’Allemagne, Marie fait ses premiers pas en tant que fille de cuisine. Cette jeune orpheline s’est enfui de son précédent poste et se remet doucement d’une hémorragie. Elle devra faire sa place parmis les domestiques qui lui mèneront la vie dure. Peu à peu, elle se familiarisera avec ses maîtres : la famille Melzer. Tandis que Mr Melzer rencontre quelques difficultés dans son usine, sa femme est bien occupée à marier ses deux filles. En effet, Élisabeth l’aînée peine à trouver le grand amour tandis que sa sœur Katharina attire tous les regards. Quant à leur frère Paul, parti faire ses études à Munich, il devra affronter les reproches de son père et croisera le chemin de Marie qui pourrait bien changer sa vie…
Quelle saga ! A force de la voir passer, elle me faisait de l’œil. J’étais certaine de passer un bon moment. Pari réussi! J’ai été complètement captivée par les secrets de la famille Melzer. Certes les personnages sont un peu caricaturaux mais je m’y suis tout de même attachée. On se plaît à détester Élisabeth et à aimer Paul, à partager la colère de Marie et la joie de Kitty. Le livre fait 600 pages mais se lit à une vitesse folle grâce aux nombreux rebondissements qui nous font tourner les pages frénétiquement. J’ai aimé retrouver cette ambiance à la fois blingbling dans la luxure de la villa et très sombre du côté des domestiques et de la vieille ville. Si on aime les secrets, les cancans, les histoires de famille ça fait le job! Adeptes de l’ambiance de Dowtown Abbey cette saga est faite pour vous !
L’avez vous lu ? Quelle est votre saga préférée?
La villa aux étoffes
Anne Jacobs – éditions 10-18 -
La couleur du silence


En 1976, à Mayville, petite ville au sud de la Floride, Ora Lee Beckworth décide d’engager un vagabond afro-americain que tout le monde surnomme M. Pecan. Le nouvel employé attise la curiosité dans cette ville où le racisme a la peau dure. Même Blanche sa gouvernante, ne voit pas d’un très bon œil l’arrivée de cet homme mystérieux. Tout bascule le jour où M. Pecan est accusé d’un crime qu’il n’a pas commis. Ora Lee est la seule à connaître la vérité, vingt-cinq ans plus tard elle décide d’écrire ce qu’il s’est réellement passé durant ce tragique été.
Quel doux moment de lecture ! Un petit roman qui m’a tenu compagnie lors d’une soirée, et par lequel j’ai été agréablement surprise. Je suis complètement adepte des romans abordant le thème de la ségrégation, je n’ai pas été déçue par celui-ci. Sous forme de confession, Ora Lee va nous livrer le terrible secret qu’elle garde depuis bien trop longtemps. Pourquoi a-t-elle accepté de voir M. Pecan se faire condamner pour un meurtre qu’il n’a pas commis ? Je me suis beaucoup attachée à cette vieille dame qui n’a de cesse de protéger ses domestiques contre le racisme dont ils sont victimes. Mais à force de trop vouloir les protéger de ces injustices auxquelles ils se sont résignés, la pauvre Ora Lee va, malgré elle, leur attirer plus d’ennuis qu’autre chose. La couleur du silence c’est l’histoire d’une belle amitié entre Ora Lee et Blanche. Ces deux amies resteront unies malgré ce monde qui les sépare. Dans cette ambiance propre aux Sud des États-Unis, l’auteure brosse des portraits douloureux et attachants de Grace, la petite fille de Blanche, victime d’une terrible tragédie et, de ce fameux M. Pecan, homme solitaire, alcoolique qui cache un sombre passé. Le récit est bien rythmé, on tourne les pages sans s’en rendre compte, mon seul regret est qu’il fut aussi court, j’aurais bien prolongé mon plaisir mais cela reste pour moi une très bonne lecture. De révélations en révélations, ce livre est rempli de bienveillance et de solidarité ! J’ai cru comprendre que ce livre avait été adapté au cinéma, je vais regarder ça de plus prêt.
La couleur du silence
Cassie Dandridge-Selleck À paraître le 7 octobre – éditions du Seuil -
Les Indécis


« Ici, il n’y a pas de petites œuvres, de petits auteurs ou de petits lecteurs. Il n’y a que des auteurs et des lecteurs. Et plus un auteur comble des lecteurs, plus notre travail a du sens. »
Max 33 ans se réveille dans un bâtiment austère où on lui demande de choisir un genre littéraire. Ne pouvant répondre à cette question, il est envoyé chez les indécis où il est acueilli par son ancienne professeur de français Mme Schmit, décédée il y a peu de temps. Peu à peu les souvenirs lui reviennent et il comprend qu’il n’a pas survécu à ce terrible accident de voiture. Il aura 24 heures pour adopter un genre littéraire afin d’inspirer un auteur sur Terre. Dans cet Inspiratoire, dans lequel il a atterri, les morts se réincarnent en personnages de fiction….
Ah quel vent de fraîcheur et d’originalité que ce roman dans lequel l’auteure nous offre un beau voyage littéraire ! Déjà ça partait bien car le premier livre dont Max se souvienne est Max et les maximonstres, un classique indémodable ! Puis, au fil de ses souvenirs, Max se remémore les livres qui ont accompagné sa vie. Croyant qu’il avait tourné le dos à la littérature, il s’apercevra, grâce à ses guides, qu’au contraire beaucoup de livres l’ont aidé à rêver et se construire. Un message ô combien important véhiculé par ce roman, il n’y a pas de mauvaise ou de bonne littérature, elle n’appartient à personne et tout le monde doit pouvoir s’y retrouver. Les livres nous accompagnent tout le long de notre vie dans les bons comme les mauvais moments. Ouvir un livre c’est une évasion, un échappatoire du quotidien. Ce roman aborde également avec justesse l’importance de faire des choix dans sa vie avant qu’il ne soit trop tard. Qu’est-ce vraiment que réussir sa vie ? Chacun y apportera une réponse différente, l’importance étant qu’elle nous corresponde et qu’on ne l’oublie pas. Un roman singulier porté par de belles réflexions et de belles références littéraires, A découvrir !
Les Indécis
Alex Daunel – L’archipel éditions -
Une enquête des sœurs Brontë


En 1844, dans le Yorkshire, les sœurs Brontë ont vent d’une inquiétante disparition. En effet, la chambre d’Élisabeth Chester est retrouvée vide avec pour seul indice des tâches de sang. Charlotte, Emily et Anne décident alors de rendre visite à la femme de chambre de cette jeune mère pour élucider le mystère. S’armant de courage, elles se mettent, sans plus attendre, dans la peau de véritables « détectrices » affrontant avec indifférence les regards réprobateurs de la société. Parallèlement à cette enquête, nous en apprenons plus sur la famille Brontë. Si Charlotte tente désespérément d’oublier son amour pour cet homme marié qui fut son professeur en Belgique, Anne en veut terriblement à son frère Branwell de lui avoir fait perdre son emploi en ayant eu une relation avec la femme de son employeur. Entre le presbytère de Haworth et Chester Grange nous voilà partis pour une enquête pleine de rebondissements !
Quel régal de retrouver les sœurs Brontë dans ce cosy mystery trés réussi! Pour notre plus grand plaisir, l’autrice redonne vie aux trois sœurs en se basant sur des éléments biographiques. Entre querelles et petits pics, on ressent toute leur complicité et la tendresse qu’elles ont les unes pour les autres. Au cours de leur enquête, elles tenteront de préserver leur père, pour lequel elles ont une grande affection et un grand respect, mais également de sauver leur frère de sa vie d’excès le faisant sombrer peu à peu dans l’alcoolisme. On perçoit également toute la colère des sœurs contre cette société dans laquelle la femme est la propriété de l’homme et, où sa valeur se mesure à sa capacité d’être une bonne épouse et une bonne mère. Grâce aux valeurs transmises par leur père, elles n’auront de cesse de prouver le contraire. L’enquête est bien rythmée et intelligablement ficelée, on ne s’ennuie pas une seule fois. C’est un roman bien douillet dans lequel l’on se sent bien, nous faisant voyager en plein coeur des Landes du Yorkshire. Un très bon cosy mystery à l’ambiance gothique avec en prime un subtile message féministe. Vite vite le deuxième !!
L’avez-vous lu ? Il vous tente ?
Une enquête des sœurs Brontë
La mariée disparue
Bella Ellis – Hauteville éditions -
La ballade de l’impossible


Lors d’un voyage en avion, une musique des Beatles replonge Watanabe dans les souvenirs de son adolescence. Nous sommes à Tokyo dans les années 60, Watanabe est un adolescent un peu solitaire qui partage sa chambre avec un énigmatique colocataire surnommé le facho. Après le suicide de son meilleur ami Kuzuki, il tombera amoureux de Naoko, la petite amie de ce dernier, qui partira pour soigner sa dépression. Attendant son retour, il croisera le chemin de Midori une étrange adolescente, adepte de films pornos, qui combat elle aussi ses vieux démons.
Sexe et suicides sont au programme de ce roman ! C’est mon deuxième Murakami, j’avais lu précédemment Kafka sur le rivage qui fut plutôt une bonne lecture me faisant découvrir un univers totalement déjanté. Là encore, on retrouve des références culturelles, des histoires dans l’histoire et, beaucoup de disgressions mais pas de fantastique. Par contre, ici les scènes de sexe sont omniprésentes. Il m’a paru d’ailleurs parfois incongru qu’un personnage raconte ses rapports sexuels dans les moindre détails à un inconnu mais bon pourquoi pas… J’ai été ravie de retrouver la plume poétique de Murakami et l’ambiance nostalgique qui se dégage de ses romans. L’adolescence est au centre de ce récit avec des personnages écorchés par la vie. On suit les premiers amours de Watanabe, ses interrogations sur la vie et sur la mort. La dépression est abordée tout au long du récit, le mal être d’adolescents en pleine construction. Une lecture en demi-teinte pour moi car si j’ai aimé retrouver le style de cet auteur, des personnages très travaillés à la fois forts et fragiles, j’ai eu un peu de mal à être embarquée par l’histoire en elle même. Je continuerai tout de même à découvrir son œuvre avec plaisir.
L’avez vous lu? Quel est votre préféré de Murakami ?
La ballade de l’impossible
Haruki Murakami – éditions 10-18 -
Frangines


☀️ Aujourd’hui, je vous amène un peu de soleil. La semaine dernière j’ai lu Frangines en LC organisée par Cécilia du compte @une.page.de.plus. Je voulais encore prolonger mon été, rester dans le sud au soleil et c’est ce que j’ai trouvé avec ce roman.
☀️ Frangines c’est l’histoire de trois sœurs aux caractères bien distincts. Mathilde, Violette et Louise se retrouvent pour passer les vacances d’été dans la maison familiale du sud de la France. Pendant ce séjour, elles vont peu à peu révéler leurs secrets et mettre des mots sur les non-dits…
☀️ Ayant moi même deux sœurs, j’étais très enthousiaste à l’idée de lire un roman sur ce sujet. Effectivement, j’ai retrouvé certains traits de caractère propres aux différents rôles dans une fraterie. J’ai parfois ri de reconnaître certains de mes défauts. Ici, les chapitres alternent les points de vue des sœurs ainsi que ceux de leur mère Jeanne et de Clarisse, la fille de Violette. Je ne pense pas que je me rappelerai de cette histoire dans quelques mois mais j’ai passé un bon moment. C’est le genre de livre qu’on lit d’une traite un soir d’été avec les cigales en bruit de fond. Bon, ce chant ne m’a pas accompagné mais j’étais bien à Saint-Rémy-de-Provence. C’est un roman très doux emprunt de nostalgie qui sent bon l’été !
Les avis étaient très partagés au sein du groupe de LC, et vous qu’en avez vous pensé ?
Frangines ☀️
Adèle Bréau – le livre de poche -
Le voyage dans le passé


« Et il sut tout d’un coup que tout ce bavardage placide n’était qu’un mensonge, qu’il y avait encore dans leur relation quelque chose de réfréné et d’irrésolu et que toute cette amitié n’était qu’un masque plaqué sur un visage nerveux, changeant, troublé par l’inquiétude et la passion. »
Dans cette nouvelle, nous suivons Louis qui, après hésitation, va accepter l’offre de son bienfaiteur et devenir son secrétaire particulier en s’installant dans sa vaste villa. Il tombera fou amoureux de la femme de ce dernier et ne la quittera plus. Tout sera prétexte à se croiser, nourrissant peu à peu un amour impossible. Un jour pourtant, Louis est envoyé en mission au Mexique pour deux années. Ils promettent de se revoir mais la Grande Guerre éclate, les années passent… Enfin, après neuf années de séparation, ils se retrouveront, avec l’espoir que leur amour a résisté au poids des années.
Un fragment de cette nouvelle a d’abord été introduit dans un recueil collectif avant que l’on retrouve, des années plus tard, le texte original achevé. Ici, Zweig aborde l’idée du sentiment amoureux, ce sentiment que l’on ressent lors d’un coup de foudre puis que l’on nourrit, grâce aux souvenirs, face à la distance et au temps qui passe. Est-ce toujours de l’amour? Est-on toujours amoureux de la même personne ou simplement du souvenir que l’on en a ? est-ce que cet amour sera le même en se retrouvant bien des années plus tard ? J’avais lu cette nouvelle en 2009, mais je crois que cette relecture résonne autrement en moi aujourd’hui. Bien sûr notre ressenti sur un livre est fonction du moment de notre vie auquel on le lit, de notre vécu, de nos lectures précédentes… Je pense que je n’avais pas à l’époque suffisamment de recul. L’auteur, comme à son habitude, nous fait une démonstration des sentiments humains tout en retenue et suggestions avec des mots méticuleusement choisis. Une belle redécouverte !
Avez-vous aussi déjà relu des livres quelques années plus tard avec un peu plus de recul ?
Le voyage dans le passé
Stefan Zweig – Éditions Grasset -
Le bal de folles


« Loin d’hystériques qui dansent nu-pieds dans les couloirs froids, seule prédomine ici une lutte muette et quotidienne pour la normalité. »
En 1885, l’hôpital de la Salpêtrière organise, comme chaque année, un « bal des folles » au cours duquel on expose les internées en costume source de tous les fantasmes. Dans cet établissement, le célèbre neurologue Charcot expérimente des techniques d’hypnose induisant des scènes d’hystérie sous les yeux médusés du public assistant au spectacle. Geneviève est une employée modèle, elle travaille dans cet asile depuis des années et voue une admiration sans borne à Charcot. Louise, adolescente au lourd passé, deviendra le sujet principal de ces expérimentations. Thérèse, doyenne des patientes, veille sur les femmes qui l’entourent tout en tricotant… Enfin, Eugénie une jeune femme vive d’esprit s’interroge sur les apparitions qu’elle a depuis son enfance. Nous découvrons l’histoire de chacune de ces femmes dont les destins seront liés.
Il ne faisait pas bon d’être une femme dans ce Paris du XIXème siècle où tout est prétexte à interner celles aux langues trop pendues, trop agitées ou sujettes aux crises d’épilepsie. Victoria Mas décrit la condition des femmes dans ce lieu austère au sein duquel les pratiques de la médecine nous apparaissent aujourd’hui comme complètement irréelles. Une fois cette porte franchie, elles ne sont plus rien, n’intéressent plus personne, devenant alors simples sujets d’expérimentation et bêtes de foire. J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman que j’ai lu d’une traite, on ne s’ennuie pas, l’écriture est fluide et bien rythmée. L’auteure dresse des portraits de femmes toutes plus attachantes les unes que les autres leur rendant leur identité en déroulant petit à petit leurs histoires personnelles. Je regrette seulement que ces histoires aillent très vite, trop vite, j’aurais aimé y rester un peu plus longtemps. Cela m’a donné envie d’en lire plus sur le sujet.
L’avez-vous lu ? Avez-vous d’autres livres à me conseiller sur ce sujet ?
Le bal des folles
Victoria Mas – le livre de poche -
Trois


« Et puis il y a l’été. L’été appartient à tous les souvenirs. Il est intemporel. C’est son odeur qui est la plus tenace. Qui s’accroche aux vêtements. Que l’on cherche toute sa vie. Les fruits trop sucrés, le vent de la mer, les beignets, le café noir, l’Ambre solaire, la poudre Caron des grands-mères. L’été appartient à tous les âges. Il n’a ni enfance ni adolescence. L’été est un ange. »
Ils sont Trois, à la vie à la mort depuis qu’ils se sont connus ce fameux jour de rentrée de 1986 où ils avaient 10 ans. Nina, Adrien et Étienne se promettent un jour de quitter leur village provincial pour vivre leurs rêves à Paris. En 2017, pourtant ils mennent leur vie chacun de leur côté, ils ne sont pas vus depuis quinze ans. La découverte d’une voiture au fond d’un lac va faire ressurgir les secrets du passé…
Des trois romans de Valérie Perrin, c’est celui que j’ai préféré. Pourquoi ? Peut-être parce que c’est celui qui a le plus raisonné en moi, le thème de l’adolescence, les références aux années 80/90, la vie provinciale, le rêve de Paris… L’insouciance de l’adolescence est très bien retranscrite, cet âge charnière où tout est possible, l’effervence des étés, l’hystérie collective du baccalauréat… Pendant cette période, les Trois partageront leurs joies et leurs peines devenant chacun un membre à part entière de cette famille qu’ils ont choisi. Puis la vie reprend son cours, les non-dits s’installent, la distance se créée… La construction du roman est encore très réussie, plus on avance plus on se demande où l’auteure va nous emmener, on découvre petit à petit les secrets de chacun grâce à une alternance de lieux et d’époques. Que s’est t-il passé pour que ces amis inséparables se perdent de vue ? Je me suis complètement attachée aux personnages, j’ai adoré retourner à ma lecture pour les retrouver. Une plume complément addictive servant un roman choral rythmé au scénario bien ficelé! Avec justesse et bienveillance, Valérie Perrin signe une véritable ode à l’amitié et au temps qui passe qu’il faut s’empresser de découvrir !
Trois
Valérie Perrin – Albin Michel -
Né d’aucune femme


Alors qu’il est appelé pour bénir le corps d’une femme morte dans un asile, un prêtre reçoit une infirmière au confessionnal lui demandant de récupérer les carnets écrits par Rose. C’est dans l’histoire de Rose que nous allons nous plonger, cette adolescente de 14 ans vendue par son père à un maître de forge et sa mère. Croyant devenir une simple servante, elle découvrira malheureusement que ce couple diabolique cache bien des secrets et lui réserve un bien triste sort.
J’ai eu un réel coup de cœur pour ce livre. Ça faisait longtemps qu’il traînait dans ma bibliothèque, j’avais un peu peur de ce que j’allais y trouver. Même s’il n’y a pas de réelle surprise sur le déroulé des événements, j’ai été complètement happée par cette histoire. La plume de l’auteur y est pour quelque chose, je ne l’avais jamais lu, quelle découverte ! C’est si bien écrit, les mots sont si bien choisis, j’aurais pu encore en lire des pages et des pages. L’auteur nous conte un destin de femme, une tragédie terriblement noire, glacante, et bouleversante ! Le rythme est soutenu, les chapitres alternent les points de vues des différents personnages. On tombe peu à peu dans l’horreur où l’indicible est dit. Rose est une héroïne qui hantera longtemps les esprits !
Est-ce que vous l’avez lu ? J’ai retenu grossir le ciel du même auteur à découvrir prochainement…
Né d’aucune femme
Franck Bouysse – le livre de poche