Accueil

  • Le restaurant de l’amour retrouvé

    Le restaurant de l’amour retrouvé

    « Comprendre les sentiments d’autrui n’allège en rien la souffrance de la solitude »

    Meurtrie par un chagrin d’amour, Rinco perd l’usage de sa voix et retourne dans son village natal où elle retrouve sa mère avec laquelle elle a une relation compliquée. Initiée à la cuisine par sa grand-mère, elle décide une fois sur place d’ouvrir son restaurant. Elle rencontre Kuma, jeune père abandonné par sa femme, qui l’aidera à mettre sur pied ce nouveau restaurant. Animée par la joie de rendre les gens heureux, Rinco prend plaisir à dénicher les produits locaux afin de confectionner des plats adaptés à l’histoire de chacun de ses clients. Très vite son restaurant se fait connaître comme le restaurant qui exauce les vœux. Au fil de notre lecture, nous croisons la route d’Hermès, un petit cochon domestique nourri au bio, d’un lapin abandonné et anorexique et d’un mystérieux papi hibou qui sonne les douze coups de minuit…

    Ce récit est une ode aux plaisirs culinaires, à la transmission et au partage. Comme dans les autres romans d’Igo Ogawa, je me suis tout de suite laissée bercer par sa plume si délicate qui, là encore, réveille tous nos sens. Si dans la papeterie Tsubaki et la République du bonheur, l’auteure nous initiait à la calligraphie avec en toile de fond la problématique du deuil, ici elle aborde, toujours avec pudeur, les relations conflictuelles entre une mère et sa fille, les interrogations sur ses origines, la reconstruction et la renaissance d’une femme après un grand chagrin d’amour… Une très belle lecture qui confirme mon coup de cœur pour cette auteure. Je commence L’arc en ciel du bonheur…

    Le restaurant de l’amour retrouvé
    Ito Ogawa – Picquier éditions

  • Changer l’eau des fleurs

    Changer l’eau des fleurs

    « Parce qu’une vie ne se refait jamais. Prenez une feuille de papier et déchirez-la, vous aurez beau recoller chaque morceau, il restera toujours les déchirures, les pliures et le scotch. »

    Arrivée un peu après la bataille, j’ai profité d’une lecture commune organisée par @une.page.de.plus pour me lancer enfin dans la lecture de ce livre dont touuuuut le monde parle depuis loooongtemps. Forcément, lorsque de telles critiques dithyrambiques se déversent sur les réseaux, on attend beaucoup de notre lecture.

    Violette Toussaint est garde cimetière, elle accueille les personnes endeuillées dans sa loge. Depuis son enfance, elle a une existence pour le moins chaotique remplie de drames. Philippe son mari infidèle et fainéant, avec lequel elle aura sa petite Léonine, quittera le domicile pour jamais en revenir. C’est donc seule qu’elle va s’occuper de son cimetière entourée par des personnages tous plus attachants les uns que les autres. Un jour, Julien Seul venu déposer des fleurs sur la tombe d’un homme inconnu pour respecter les dernières volontés de sa mère, va se confier et lui livrer son histoire… Dans ce roman, il y a des histoires dans l’histoire on change de personnages et d’époques au fil des chapitres. On s’attache à ces tranches de vie et à cette plume emprunt de délicatesse et de justesse. J’ai retrouvé la même plume que dans Les oubliés du dimanche très efficace, Valérie Perrin sait raconter les histoires et faire ressortir le meilleur de chacun de ses personnages. Ce fut une jolie lecture même si ce ne fut pas le coup de cœur tant attendu. On passe un bon moment et c’est avec plaisir que je lirai son nouveau roman qui est déjà dans ma longue pile à lire…

    En bonus, ce livre m’a donné envie de découvrir le livre de John Irving « L’œuvre de Dieu la part du Diable ».

    Changer l’eau des fleurs
    Valérie Perrin – le livre de poche

  • Elle s’appelait Tomoji

    Elle s’appelait Tomoji

    Pour ma première participation au challenge L’été lisons l’Asie, organisé par @purrfectbooks, j’ai lu Elle s’appelait Tomoji que j’ai mis dans la catégorie livre avec un nom propre dans le titre.

    Tomoji Uchida est une femme ayant vécu au Japon dans les années 1920. Le récit commence en 1925 où Tomoji alors âgée de 13 ans rentre de l’école en profitant du paysage au pied du Mont Fudji. Au même moment son cousin éloigné, qu’elle n’a jamais vu, vient photographier sa grand-mère en photo. Ce jour là, ils ne se rencontreront pas, leur chemin se croisera des années plus tard. L’auteur nous replonge dans la vie de Tomoji depuis sa naissance et nous raconte les événements douloureux qui ont jalonné son parcours.

    L’ouvrage alterne planches de couleurs et planches en noir et blanc. Une grande sérénité se dégage de ce récit posant un regard bienveillant sur la vie de Tomoji. Jirô Taniguchi retrace avec pudeur son parcours chaotique dans un Japon rural en évoquant l’ère Taishô et le grand séisme de 1923.

    Elle s’appelait Tomoji
    Jirô Taniguchi – Rue de Sèvres

  • Petits meurtres en campagne

    Petits meurtres en campagne

    Direction la campagne anglaise pour #lemoisanglais organisé par @ayearinengland2021

    Accompagnée de Florence, sa femme de chambre, Lady Hardcastle quitte Londres pour s’installer à la campagne espérant y trouver une vie un peu plus calme. Un jour au détour d’une promenade, elles découvrent un cadavre pendu à un arbre. Lady Hardcastle, remarque immédiatement quelques incohérences et ne croit pas à la thèse du suicide. Entre deux tea times, les deux dames vont mener leur propre enquête tout en faisant connaissance avec leurs nouveaux voisins. Elles seront très vite confrontées à un nouveau meurtre…

    Encore un petit cosy mystery bien sympathique avec lequel j’ai retrouvé avec joie le charme de la campagne anglaise, et deux enquêtrices à l’humour so british. On retrouve également ce petit côté Dontown abbaye avec d’un côté la bourgeoisie et de l’autre le personnel avec une Lady Hardcastle qui traite Florence comme son égal ce qui en émeut plus d’un. J’ai beaucoup aimé l’ambiance et ce duo de drôle de dames !

    Petits Meurtres en campagne
    Les Enquêtes de Lady Hardcastle
    T. E. Kinsey – City éditions

  • Déjeuner en paix

    Déjeuner en paix

    « Il y en a plein, des femmes qui se disent féministes, mais qui n’aiment pas leurs congénères… Une femme qui se dit féministe et qui parle mal à sa stagiaire, qui en jalouse d’autres plus belles et plus jeunes qu’elle, qui se sent en rivalité permanente, qui critique le physique de ses semblables, qui les juge, qui les snobe, n’est pas féministe. Les femmes qui se disent féministes et qui n’aiment pas les femmes, ça ne devrait pas exister. C’est tellement absurde, triste et paradoxal, un peu comme un boucher végétarien, ou un libraire qui ne sait pas lire. »

    Nous sommes sur une terrasse de café parisienne où deux femmes déjeunent seules, se regardent, se jaugent, se moquent. Chacune leur tour, elles vont tout imaginer de la vie de l’autre écumant les clichés et préjugés les uns après les autres.

    Intriguée par ce livre depuis un bout de temps grâce à @floandbooks qui en parle si bien, je l’ai lu d’une traite et je n’ai pas été déçue, il est tout simplement génial! Il est ultra drôle, cynique, percutant et criant de vérité! On suit alors ces deux femmes que tout oppose à travers leurs monologues silencieux. L’une est parisienne, l’autre est provinciale fraîchement arrivée à la capitale.
    Beaucoup de thèmes sont abordés tels que le passage de l’enfance au monde adulte, l’innocence perdue, l’instinct maternelle que l’on devrait toute avoir, la pression du temps qui passe et finalement le jugement que l’on a toutes les unes envers les autres…

    Un réflexion sur nos jugements, notre vision des choses en fonction de l’environnement dans lequel on évolue, des personnes que l’on rencontre, des événements que l’on vit. Un vrai régal 

    En bonus des petites références aux années 90 dont aux légendaires Dawson, Dylan et Drazic

    Déjeuner en paix
    Charlotte Gabris – Cherche Midi éditions

  • Le consentement

    Le consentement

    « Les contes pour enfants sont source de sagesse. Sinon pour quelle raison traverseraient-ils les époques ? Cendrillon s’efforcera de quitter le bal avant minuit; le Petit Chaperon rouge se méfiera du loup et de sa voix enjoleuse ; la Belle au bois dormant se gardera d’approcher son doigt de ce fuseau à l’attrait irrésistible ; Blanche-Neige se tiendra éloignée des chasseurs et sous aucun prétexte ne mordra la pomme, si rouge, si appétissante, que le destin lui tend…
    Autant d’avertissements que toute jeune personne ferait bien de suivre à la lettre. »

    A l’âge de quatorze ans, Vanessa est séduite par un célèbre écrivain d’une cinquantaine d’années. Elle nous raconte son parcours, l’histoire de cette emprise que cet homme a eu sur elle devant le mutisme total de son entourage. Elle dépeint à travers son récit un univers intellectuel intouchable au dessus de toutes règles. En 1977, une lettre ouverte en faveur de la depénalisation des relations sexuelles entre mineurs et adultes, un appel à la révision du code pénal sur les relations mineurs-adultes et une pétition de soutien à un homme accusé de vivre avec des fillettes sont publiées et signées par plusieurs intellectuels de renom. 30 ans plus tard les journaux publieront leurs mea culpa…

    J’ai ouvert ce livre sans connaître l’histoire de Vanessa Springora. Ce récit m’a bouleversé, interrogé, remué. Que vaut ce fameux consentement lorsqu’il est donné par une jeune adolescente de quatorze ans ? J’ai inséré beaucoup de post-it dans ce livre… L’auteure nous livre un questionnement intime sur sa relation avec ce prédateur dans un milieu intellectuel où les relations avec les mineurs étaient emprunts d’une liberté sexuelle assumée en toute impunité.

    « Très souvent, dans les cas d’abus sexuel ou d’abus de faiblesse, on retrouve un même déni de réalité : le refus de se considérer comme une victime. Et, en effet, comment admettre qu’on a été abusé, quand on ne peut nier avoir été consentant ? Quand, en l’occurrence, on a ressenti du désir pour cet adulte qui s’est empressé d’en profité ? « 

    Le consentement
    Vanessa Springora – le livre de poche

  • Meurtres et charlotte aux fraises

    Meurtres et charlotte aux fraises

    Quel plaisir de retrouver Hannah dans ce nouveau Tome ! Le concours du meilleur pâtissier est organisé dans la ville, les caméras sont braquées sur le jury dont Hannah et le coach de l’équipe de basket Boyd Watson font partis. Mais ce dernier est retrouvé mort, le visage enfoncé dans la charlotte aux fraises préparée par Hannah. La femme de Boyd sera la première suspectée car elle subit depuis de nombreuses années des violences conjugales. Hannah qui était dans la confidence de la pauvre Danielle mettra tout en œuvre avec sa sœur pour retrouver le véritable assassin.

    J’ai beaucoup aimé ce Tome, je l’ai même préféré au premier, on est déjà attaché à Hannah donc on est tout de suite dedans. Je l’ai trouvé drôle, bien rythmé, je n’ai pas vu les pages défiler. Comme pour le premier, quelques recettes sont glissées entre les chapitres. Cette saga est un cosy mystery bien gourmand à l’ambiance cosy avec lequel on passe un très bon moment. Je me réjouis de la sortie des autres tomes en septembre prochain

    Meurtres et charlotte aux fraises – Les Enquêtes d’Hannah Swensen – Tome 2 – Jeanne Fluke – Éditions du Cherche Midi

  • La croisière Charnwood

    La croisière Charnwood

    Pour le #mbvbookclub de @mybookvision j’ai lu mon premier roman de Robert Goddard, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre et j’ai plutôt bien aimé cette lecture.

    En 1931, Guy et Max quittent New York à bord du transatlantique Empress of Britain où ils font connaissance de la riche héritière Diana Charnwood. Les deux amis excellent dans l’art de l’escroquerie et mettent en place un plan pour la séduire afin de s’emparer de sa fortune. De retour en Angleterre, rien ne va se passer comme prévu, Max va tomber véritablement amoureux de Diane et le père de cette dernière sera assassiné…

    C’est un récit avec de multiples rebondissements, de suspens mêlant secrets et trahisons sur fond de crise financière de 1929. Il se lit très bien et très vite même si j’ai eu du mal à rentrer dans le complot de la guerre 14-18 et, j’ai un peu eu, vers la fin, une impression de surenchère du retournement de situation. De plus, je suis d’accord avec Alexia je m’attendais à ce que ca se passe dans une croisière mais pas du tout. Il paraît que ce n’est pas le meilleur de Goddard, j’en découvrirai donc d’autres avec plaisir…

    La croisière Charnwood
    Robert Goddard – Sonatine éditions

  • Bretzel et beurre salé

    Bretzel et beurre salé

    Un nouveau cosy mystery qui se passe en Bretagne et où on parle de bonne bouffe c’était pour moi !

    A Locmaria, la grande propriété nichée sur la pointe de Kerbrat vient d’être achetée par Cathie Wald fraîchement débarquée de Strasbourg. Les habitants de ce petit village sont intrigués par cette jolie cinquantenaire qui décide d’ouvrir un restaurant alsacien et l’accueille plus ou moins bien… Lors d’une soirée choucroute un homme peu apprécié meurt empoisonné. Cathie mènera alors son enquête pour prouver son innocence.

    Il s’agit d’un tome 1 donc on plante le décor et la mise en route de l’intrigue est forcément un peu longue, le meurtre arrivant à 40% du livre. Mais l’ambiance est bonne, on se laisse porter par la vie de cette petite ville du Finistère et Cathy doit cacher encore bien des secrets qu’elle nous revelera sûrement dans les prochains tomes…

    Bretzel et Beurre salé
    Jean Le Moal & Margot Le Moal – Calmann Levy

  • La sœur à la perle

    La sœur à la perle

    La saga des sept soeurs est pour moi la saga doudou par excellence. Je me suis fixé pour objectif d’en lire un par mois et je suis à chaque fois ravie de retrouver cet univers. Dans ce Tome 4, on suit l’histoire de Cece qui apparaît dans les tomes précédents comme particulièrement antipathique et pourtant son histoire nous revelera bien des secrets sur sa personnalité la rendant extrêmement attachante. Toujours dans cette double temporalité, que manie si bien Lucinda Riley, nous voyageons ici de Londres en Australie en passant par la Thaïlande. Une véritable évasion qui nous plongera dans le milieu de la peinture aborigène… Allant de secret en secret, de révélation en révélation, j’ai trouvé ce tome très bien construit et je n’ai pas vu défiler les 750 pages…

    Avec pour seul indice une vieille photographie en noir et blanc laissée par son père, Cece va partir sur les traces de ses origines sur la terre rouge de l’Australie où elle remonte l’histoire de Kitty McBride, fille d’un Pasteur qui, cent ans auparavant, quitte Édimbourg pour aller vivre à Adélaïde où elle découvrira le racisme subit par les aborigènes et vivra un amour impossible…

    Lucinda Riley ayant annoncé qu’il y aurait finalement un Tome 8 cela me laisse le temps de poursuivre tranquillement cette saga tellement dépaysante

    Les sept soeurs – La Sœur à la perle
    Lucinda Riley – Le livre de poche